IntelloClic

Les photographies de RigoloClic témoignent.

RigoloClic en voyage, RigoloClic en tongues à la plage, RigoloClic en fuite devant un rhinocéros qui le charge, RigoloClic ébahi devant la beauté sublime (et sauvage) de la nature, RigoloClic en érection devant ses modèles (nus), toutes ses photos portent en elles un peu de lui-même.

La diversité de son témoignage émeut. Et nous touche. Et nous dérange.

Ses photos traduisent, indéniablement, une maîtrise parfaite du regard, une attitude sereine devant l'Œuvre divine (l'Œuvre divine c'est vous, c'est moi c'est la nature qui nous entoure, c'est la tempête et c'est aussi l'aridité des déserts. Notamment).

(c'était aussi Pascal, mon chef de service, où Fred, mon contremaître actuel, mais là, franchement, pourquoi les avoir faits aussi cons ?)

En ce sens, les œuvres de RigoloClic agissent comme des œuvres dans l'Œuvre.

Qui provoquent des interrogations.

Auxquelles il se garde cependant de répondre (Pudeur ? Respect ?)

Bien qu'il s'en défende, la technique photographique occupe une place prépondérante dans son travail.

Sa technique photographique.

Indissociablement lié à la technologie, RigoloClic a inventé un nouveau rapport d'être entre le photographe, le medium et le sujet.

Autofocus, mesure multi-zone, zooms de grandes amplitudes ou focales fixes traditionnelles, autant de technologies extrêmes (et néanmoins japonaises), qu'il s'approprie subtilement et auxquelles, génial touche-à-tout, il a apporté une contribution substantielle : le cadrage automatique, avec respect des règles de composition, répartition des volumes et présence du filet noir lors du tirage.

Audace ultime : l'utilisation du 24x36, révolutionnaire format en terme de cadrage puisque les règles du 6x6 ne s'y appliquent plus !

Ayant ainsi atteint la perfection auto-satisfaite d'un photo-club de province, l'œuvre de RigoloClic devient définitive.

Et pourtant elle n'en finit pas d'évoluer.

Les premières périodes de sa création furent touchantes de fraîcheur, candeur et innocence.

Elle se mue aujourd'hui en une profonde, intime et douloureuse introspection, recherche ardue de son moi profond.

Quête à laquelle nous avons le privilège d'être conviés (quê-quête parfois, lorsqu'elle se fait balbutiante).

Cette exposition virtuelle (mais réelle, là, sur l'écran de votre ordinateur) nous le démontre.

Gérard Polivitch

       
 
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